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Auteur Fil de discussion: La Plume d'Or  (Lu 8589 fois)
Oniria
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« le: 11 Décembre 2013 à 22:37:32 »

Oniria et Kawarschrei avaient passé toute la journée à vérifier les derniers préparatifs. Le buffet était prêt, le raku au frais, les prix bien en vue sur l'estrade...Ils avaient expédié des hiboux à tous les royaumes afin de faire venir les invités. La remise des prix du concours de la Plume d'Or allait être une grande fête. Oniria s'assit un instant pour souffler. Il ne restait que quelques dizaines de minutes avant la promulgation des résultats....
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Oniria
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« Répondre #1 le: 11 Décembre 2013 à 23:45:05 »

Nous y étions, les résultats étaient tombés!
Oniria et Kawarschrei avaient bien vérifié tous les votes et il n'y avait pas de doute, la Plume d'or avait un vainqueur. Les participants au concours étaient attendus avec impatience dans la taverne de la Licorne Blanche. La fête ne pouvait décemment pas commencer sans eux...En attendant, ils avaient du travail à terminer pour publier le Tsuchi mag' à temps...
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Kawarschrei
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« Répondre #2 le: 12 Décembre 2013 à 22:51:25 »

Voyant que la salle principale de la Taverne était déjà bien remplie, Kawarschrei s'avança sur l'estrade, s'éclaircit la voix et prit la parole.

Bonjour et bienvenue à tous, vous qui avez participé au concours de poésie que ce soit en rédigeant, en votant ou simplement en vous délectant des oeuvres proposées.
Oniria et moi même sommes très heureux de vous voir si nombreux à notre remise des prix.
Sans plus attendre, nous vous proposons de laisser la place aux auteurs des poèmes non finalistes qui pourront vous présenter eux-mêmes leurs textes. Puis nous inviterons les gagnants à faire de même avant de leur remettre leur prix.

Je déclare donc la cérémonie de remise de prix du Concours de Poésie du Tsuchi Mag' officiellement ouverte!

Se tournant vers Oniria.

Dame Oniria, nous feriez-vous l'honneur de présenter le premier de nos poètes ?
« Dernière édition: 13 Décembre 2013 à 12:07:17 par Kawarschrei » Journalisée
Fifrelogrelin
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« Répondre #3 le: 13 Décembre 2013 à 03:34:00 »

Fifrelo arriva à la taverne avec un peu de retard du à une panne de totem. En humant l'air il sentit planer une odeur de raku qui lui fit s'humecter les lèvres. Il fallait attendre que la cérémonie commence avant d'ouvrir les barriques. Heureusement Fifrelo gardait toujours sur lui une flasque remplie. Pour bien déclamer, le gosier et les voies respiratoires devaient être chauffées, et l'esprit détendu sans être embrumé. Il salua ses compagnons présents et attendit.
Kawarschrei annonça l'ouverture d'une voie chaude et claire, parfaitement chauffée. Par prudence on éloigna les bougies de son haleine.
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Calypso
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« Répondre #4 le: 13 Décembre 2013 à 08:09:28 »

Calypso avait été retenu par quelques malotrus bleus, mais avait réussi finalement à être présente pour la cérémonie juste à temps.
Elle ajusta sa robe et sa cape bien chaude juste avant de rentrer dans la salle.
A peine passée la porte, elle s'arrêta pour contempler l’œuvre de ses compatriotes.
Ils avaient vraiment fait du bon travail.

Elle se rapprocha doucement de l'estrade, souriant à ceux qu'elle reconnaissait sur l'estrade.
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Oniria
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« Répondre #5 le: 13 Décembre 2013 à 11:55:23 »

Oniria sourit à Kawa et acquiesça d'un hochement de tête qui fit danser ses boucles violettes autour de son visage. Elle venait justement d'apercevoir Fifrelo qui se glissait dans l'assistance. Elle poussa un petit soupir de soulagement. Il était le premier à être appelé et elle avait attendu son arrivée avec une pointe d'inquiétude. Elle le vit du coin de l'oeil avaler une goulée de sa flasque d'alcool et espéra qu'il n'en avait pas abusé avant de monter sur l'estrade... Elle s'avança face au public, lissa d'une main sa robe de soirée rouge brodées de petites perles noires et prit une profonde inspiration avant de se lancer d'une voix forte pour être entendue de toute la salle.

Bonsoir à tous ! Merci à vous d'avoir répondu à notre invitation. Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tenais à vous annoncer que l'équipe du Tsuchi mag' est très fière de vous présenter son 10e numéro, que vous trouverez gratuitement à l'entrée. Nous avons également mis à votre disposition les numéros précédents, où vous trouverez tous les poèmes du concours. Nous en avons affiché quelques exemplaires sur les panneaux que vous pouvez apercevoir aux coins de la salle.

Elle fit une pause, puis invita d'un geste discret de la main les participants au concours à s'avancer vers l'estrade. Elle reprit:

Pendant plusieurs semaines, nous avons publié les oeuvres des poètes de Sistearth. Nous avons pu constater le talent des plumes qui nous ont envoyé leurs contributions. Drôles, mélancoliques, spirituels, guerriers, les styles étaient variés mais tous étaient porteurs d'émotions. Ce soir, nous avons convié les auteurs à venir vous déclamer ou vous chanter leurs poèmes. Nous avons même prévu des musiciens pour les accompagner s'ils le souhaitent !

Elle fit signe à Fifrelo de la rejoindre sur l'estrade.

Le premier poète que nous recevons ce soir s'appelle Fifrelogrelin. Sorcier tsuchi, arrivé dans notre beau royaume cet été, il a travaillé d'arrache-pied pendant quelques mois à résoudre le mystère du caleçon rouge pour le compte du Tsuchi mag'. Même si ce mystère reste entier à ce jour, Fifrelo, comme nous l'appelons dans le clan Coeur de Dragon, a ainsi voyagé à travers tout Sistearth et rencontré de nombreux personnages illustres de ce monde. Il en a même tiré un magnifique poème, qui n'a cependant pas concouru pour notre Plume d'or. Mais ses talents de poète ne sont plus à démontrer, de même que ses talents de reporter, puisqu'il a participé à notre aventure journalistique pendant plusieurs numéros! Chers amis, je vous demande d'applaudir Fifrelogrelin !
« Dernière édition: 13 Décembre 2013 à 12:03:17 par Oniria » Journalisée
Fifrelogrelin
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« Répondre #6 le: 13 Décembre 2013 à 19:13:25 »

   Oniria avait remarqué Fifrelo au moment ou il buvait un goulée de raku d'un geste ostensible. C'était le but recherché bien qu'il fit mine de se cacher; à l'époque, le tout premier raku qu'il avait ingurgité en présence de l'intendante l'avait mis hors d'état. Il fallait donc lui faire apprécier ses progrès en la matière.

   La voix majestueuse d'Oniria portait loin dans la taverne, d'un ton ferme sans dureté et d'une exquise féminité qui nous faisait apprécier tout le métier d'une oratrice qualifiée. Elle l'appela à monter sur l'estrade avec une grâce et une bienveillance infinie. Oniria chérissait poêtes, écrivains, auteurs de tous bords et philosophe. Quoi de plus normal pour un maître bibliothécaire!
 
   Fifrelo n'avait bu que la totalité de sa flasque et n'avait même pas porté la main sur la seconde, bien cachée dans la doublure de sa cape. Peu habitué à déclamer de la poésie il prit une grande inspiration et meugla ces quelques vers:

"Au crépuscule d'Aurore

Combien ces terres ensanglantées
Ont de batailles été témoin
Où chevalerie s'est exercée
Forgeant une gloire sans lendemain

Les dieux sont d'assoiffés vampires
Qui glanent aux peuples leur tribut
Moisson de vies gonflant l'empire
Maudit des âmes sans salut

Ces temples à leur gloire éternelle
De sacrifices ne sont qu'autels
Car notre sang est leur nectar
Troqué pour faveurs illusoires

Et, bourreaux de nos propres frères
Battant les chemins de misère
Nous vendons nos coeurs à la haine
Et livrons nos âmes à la peine"

Il s'inclina vers l'assistance et quitta sobrement l'estrade en se demandant si le raku était offert à la fin de chaque déclamation ou une fois tous les poèmes récités, et si le raku était offert, tout simplement.

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Galzbar
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Galzbar Thorzakh, sorcier en herbe


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« Répondre #7 le: 13 Décembre 2013 à 21:00:47 »

Galzbar s'était installé depuis un moment déjà. Jusqu'à la prise de parole de Kawarschrei, il s'était laissé absorber par l'architecture de la taverne. Il avait aussi remarqué des mizus, seizons et reikons dans la salle et espérait qu'aucun débordement ne vienne perturber la fête. Il avait aperçu Calypso non loin et la gratifia d'un grand sourire quand leurs regards se croisèrent.

Lorsqu'Oniria fit appel aux concourants, Galzbar failli oublier qu'il en était. Ce n'est qu'en voyant Fifrelo monter sur l'estrade qu'il réagit. Il s'avança donc en s'arrêtant au pied de l'estrade. Fier de son filleul, il l'écouta déclamer gracieusement...enfin...à sa manière, le poème qui réveilla la mélancolie qui accompagnait la fin de chacune des batailles auxquelles le sorcier avait assisté.

Lorsqu'il eut terminé, Galzbar salua son filleul de la tête tout en l'applaudissant, et sans un mot, lui tendit la main lorsqu'il redescendait de l'estrade.
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Kawarschrei
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« Répondre #8 le: 16 Décembre 2013 à 23:07:32 »

Étonné de voir Fifreflogrelin encore debout après l'avoir aperçu vidant sa flasque de Raku, Kawarschrei se demanda si celle-ci était vraiment pleine ou si tout cela n'était qu'une habile mise en scène. Amusé par cette idée, il écouta le jeune tsuchi avec attention, un sourire en coin. Lorsqu'il eût terminé Kawarschrei s'avança sur l'estrade et reprit la parole :

Merci Fifrelogrelin pour cette belle prestation !

Le second poète de la soirée est la seule représentante de la gent féminine dans notre concours. Choisissant de mettre ses vers en musique, elle va vous présenter de sa douce voix son oeuvre : "Sur le Front de Karkann".
Mesdames, messieurs, voici Oniria !

Tout en faisant un signe discret aux musiciens placés à droite de l'estrade, il invita sa collègue à s'avancer devant son auditoire.
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« Répondre #9 le: 17 Décembre 2013 à 11:51:15 »

Oniria interrompit ses applaudissements à Fifrelo et s'avança en souriant à Kawa. Elle s'éclaircit la voix, puis fit un petit signe aux musiciens pour qu'ils se mettent à jouer: http://www.youtube.com/watch?v=r8lWkNnhJB0
Elle prit une grande inspiration puis se mit à chanter:

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui saignent
Écarlates fontaines
Sur les plages de Karkann

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui crient
Dans le fracas des lames
Et le crissement des scies.

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui tombent
De la chaleur des flammes
Au froid muet des tombes.

Sur le front de Karkann, y'a du sang qui ruisselle
Et des béliers qui tirent des pierres sur les tourelles.

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui meurent
Des frères qui les pleurent
Lorsque la vie s'éloigne.

Ils vous montrent des haches
Ruisselantes de sang,
Épées souillées de taches
Ou sabres rutilants.

Et ça sent la charogne
Jusque dans l’coeur des braves
Une odeur de cadavres,
Invocations d'ivrognes.
Ils se lèvent, ils sourient,
Créatures de Krali,
Et s'en vont en traçant
Un sillage sanglant.

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui prient,
Implorant Shankara
De châtier l'ennemi.

Et ils frappent et ils tombent
Dans la chaleur torride,
Ils défient l'hécatombe
Dans les ruelles vides.
Ils se tordent le cou
Pour éviter le pire
Jusqu'à c’que tout-à-coup
Leurs compagnons expirent

Alors d'un geste grave,
Alors le regard fier
Ils dégainent, ces braves,
Leurs épées de lumière.

Sur le front de Karkann,
Y'a des guerriers qui luttent
Et qui tombent et retombent
Et qui combattent encore.

Ils luttent pour le salut
Du peuple de Karkann
De Flambeau ou d'ailleurs
Enfin, ils prennent les armes
Qui défendent leur soeurs
Qui défendent leur femmes
Leur honneur, leur vertu.

Et quand ils ont vaincu
Ils plantent leurs oriflammes
Se mouchent dans les étoiles
Et ils pissent comme je pleure
Sur les frères infidèles

Sur le front de Karkann,
Sur le front de Karkann.
« Dernière édition: 17 Décembre 2013 à 11:52:52 par Oniria » Journalisée
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« Répondre #10 le: 19 Décembre 2013 à 17:16:21 »

Oniria salua le public d'une révérence gracieuse, puis présenta le candidat suivant:
Le poète qui va maintenant se présenter devant vous manie aussi bien l'équerre que la plume et ses talents d'architecte sont au moins aussi impressionnants que ses talents de poète. Voici Galzbar!
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« Répondre #11 le: 19 Décembre 2013 à 21:49:25 »

Galzbar chantonnait encore l'air de la chanson d'Oniria alors qu'il montait à l'estrade pour prendre, à son tour, la parole.
Faisant alors face au public, il s'éclaircit la gorge puis déclara de vive voix :

Mesdames, mesdemoiselles...et messieurs!

Le poême que je vous déclame ici
est à mi-chemin entre la prière et l'hymne de bataille.
Il est issu de mes entrailles et se nomme : "Ode à la guerre, hymne pour Shankara"


Marquant une petite pause, le sorcier prit sa respiration et commença à réciter ses vers :

Ô Shankara
Déesse des batailles, maîtresse quelles que soient les îles
Karkann, Enkyüu, Maborachi, Mircalensil ,
Bois, bronze fer ou argent, ni même le mithril
Face à elle, toute résistance sera futile.

Mère des combats, mère de la guerre, Ô Shankara,
Laisse moi porter ta gloire, laisse-moi être ton bras,
Faire connaître à nos ennemis le son du glas,
Dans l’effroi les faire passer de vie à trépas.
 
Ô Shankara
Car pour toi bientôt, les enfants de Kyaro ,
Foi au cœur, armes en main, traverseront les eaux
Conquerront toutes les terres, par monts et par vaux
Pour qu’en tout lieu béni, Ton nom soit loué bien haut.


Ayant terminé, Galzbar s'inclina pour remercier le public de l'attention qu'il lui avait accordé. Il s'éloigna alors du premier plan pour retourner à sa place en attendant pour pouvoir mieux suivre les poèmes suivants.
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« Répondre #12 le: 24 Décembre 2013 à 12:54:29 »

Merci Galzbar pour cette belle ode à notre grande déesse !

Notre poète suivant fut très inspiré et nous proposa plusieurs textes. Il va nous présenter en premier : "Songeur, il repensait à toutes ces batailles".
Merci d' accueillir LeTassalonien !
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« Répondre #13 le: 07 Janvier 2014 à 01:43:06 »

Un homme rentra dans la salle de la taverne. Il semblait y avoir une certaine attente dans la salle. L'homme, vêtu de noir, glissa quelques mots à la tavernière qui lui désigna une femme. Il se dirigea vers elle, alors que sur l'estrade quelqu'un semblait essayer d'occuper l'assistance.

-Êtes-vous bien Oniria ? interrogea-t-il.
Celle-ci, surprise, acquiesça néanmoins.
-Je suis chargé de vous livrer ceci, précisa-t-il en tendant un parchemin.
Oniria le prit, et brisant le sceau qu'elle reconnût comme celui du royaume reikon, put lire :

"Chère Oniria,

J'ai chargé celui qui vous livre cette missive de me représenter à votre sympathique fête, à laquelle vous daignerez excuser mon absence.
Il devrait vous ravir par sa diction"

Peu après, le messager déclamait donc sur scène :

Songeur, il repensait à toutes ces batailles,
Ces nuits de veille au cas où l'ennemi assaille,
Ces jours terribles où le sol se jonchait d'entrailles.
Dans le désert brûlant ou bien les plaines fertiles,
Pour des raisons parfois complètement futiles,
Les armées s'entre-tuaient par lame et projectiles.

Il se souvint de ce moment presque incroyable,
Où deux souverains se faisaient face, fort affables,
Au centre, avec derrière eux leurs troupes innombrables.
Ainsi que de ces quelques batailles désespérées,
A essayer, dans la douleur, de tempérer,
Les assauts adverses, tenir face à la marée.

Bien qu'ayant de longues années blâmé ses semblables,
Il comprenait que ce n'étaient pas les coupables,
Seulement de beaux pantins fort manipulables.
L'instinct excité des faveurs des déités,
Qui, fort généreuses de magnifiques vacuités,
S'assuraient les cultes glorifiant leur vanité.

Il est temps, finalement, que cesse ce joug,
Que cessent les tueries pour obtenir des joujoux,
Oui dieux ! Inutile de nous offrir des bijoux.
Qu'est donc un temple de la vie cernés de morts ?
Non, je ne me sens ingrat ni n'ai de remords,
Gardez vos querelles, laissez-nous à notre sort.



;



Mélancolie

Quelques jours plus tôt, alors que les doigts tenaient le parchemin légèrement froissé, une goutte descendit le long du visage, laissant une trace humide. Une autre suivit, et les gouttes réunies se détachèrent du visage et tombèrent avant de s'écraser au sol, y laissant une petite tache humide. De nombreuses autres suivirent.

La surprise fut suivie par la tristesse.
Un immense vertige survint alors.
L'impression soudaine que tout s'effondrait.
Les mêmes questions revenaient toujours, sans cesse.
Ne pouvoir comprendre, sous le choc, encore.
Et l'absence soudaine d'envie s'imposait.

Ce soir, alors que Laethanter et sa lumière dorée avaient disparu à l'ouest des montagnes, et que Leïra faisait briller une douce lumière argentée, le sommeil ne venait pas. Il faisait une chaleur douce qui s'estompait légèrement. Non loin de la mer, on entendait le bruit régulier des vagues qui se fracassaient contre les rochers. Deux idées contradictoires revenaient sans cesse, et, malgré la fatigue, empêchaient tout sommeil.

Ces idées étaient deux désirs s'opposant.
Tout deux aussi ardents et inébranlables.
Entendre que tout cela n'est qu'illusion.
Et puis voir le choix changer finalement.
Accepter le choix libre et incontestable.
Préférer l'autre à soi et à sa passion.

Le sommeil enfin vint. La nuit passa, troublée par quelques rêves où revenait cette pensée. Un jour nouveau commençait.

La lumière filtrait à travers les feuilles.
L'étendue cérulée n'était pas troublée.
Le vent caressait la surface de l'eau.
Qui reflétait les rayons célestes vers l'il.
Alors que d'autres doraient les épis de blés.
Ah ! Que ce matin aurait pu être beau.

Mais tout cela n'avait plus le charme d'autrefois, et les doux plaisirs n'étaient plus que fades sensations. Des semaines passèrent encore.

Avec le temps la douleur était moins vive.
Mais le goût des choses avait lui disparu.
Seul l'espoir désormais faisait avancer.
Tout partait petit à petit à la dérive.
Pour apaiser la lassitude apparue.
Vinrent démesure et désirs exagérés.

Souvent venaient une douce pensée, une rêverie, un espoir, avant de s'évanouir. Mélancolie.




;




Ah,

Te voilà !
Admirable,
Vénérable.

Si longtemps cherchée,
Que par la légende,
Je me crus dupé.
Mais je m'en amende :
Ce n'était pas vain,

Que toute cette aventure,
Pour te rencontrer enfin,
Ô divine créature,
Resplendissant de lumière,
Au souffle exhalant la vie,
Presque à réveiller la pierre,
Avec toute ta magie.

C'est un arc-en-ciel de sensations,
Que l'on ressent en te regardant :
Frisson, face à ton regard glacial,
Tristesse, si l'on y voit une larme,
Joie, quand tes traits dessinent un sourire,
Peur, lorsque... Ah, comment donc le décrire ?
L'on sent ce chaos, malgré ton charme.
Et tant d'autres, parfois bien spéciales,
Quand tu prends soudain cet air ardent.

Certains prétendent que tu n'es qu'une illusion,
L'allégorie d'une harmonie impossible,
Que tes blonds cheveux étincelants ne sont,
Ou que ces doigts de pierre ne sont pas crédibles.
Mais peu m'importe leurs vaines spéculations :
J'ai bien fais assez de rêves pour être sûr,
Que ce n'en est pas un, tu es bien réelle.
Fusion des huit éléments, exceptionnelle,
Enfantée par les dieux, comme leur joyau.
Certains voudraient te tuer, ah les idiots !
Comment, déjà songer à une blessure ?
Journalisée

Le lapin est mort, le renard aussi.





« Vainc l'orgueil, et tu auras vaincu ton pire ennemi ; vainc la colère, et tu n'en auras plus. »
Oniria
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« Répondre #14 le: 07 Janvier 2014 à 11:24:25 »

Oniria tenait toujours la missive dans la main et la triturait entre ses doigts, légèrement agacée. Elle trouvait très incorrect le fait que le roi reikon n'ait pas daigné se déplacer à la cérémonie, alors qu'il faisait partie des gagnants à qui elle devait remettre un prix. Son messager était certes un orateur hors pair, mais cela n'avait pas grand intérêt si l'auteur lui-même ne venait pas représenter son oeuvre.
Elle soupira. Kawa et elle avaient passé tellement de temps à préparer la fête ! Elle aurait dû se douter que LeTassalonien refuserait de jouer le jeu, mais son absence la peinait néanmoins. Heureusement, les candidats Tsuchis étaient venus, eux. Les yeux d'Oniria se posèrent sur Fifrelo, qui tentait de se servir un verre de raku en douce, puis sur Galzbar, qui écoutait l'envoyé de Tassalo d'un air absorbé. Enfin, son regard s'arrêta sur Kawa, qui, ayant compris ce qu'elle ressentait, lui adressait un petit sourire d'encouragement. Oniria lui sourit en retour. Elle se sentit rassérénée.
Lorsque le messager eut terminé, elle froissa le parchemin et le jeta dans un coin, puis s'avança à nouveau sur l'estrade. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, elle décida de ne pas se laisser gâcher la fête par ce petit imprévu. Elle sourit à l'orateur :


Merci à vous de vous être fait le messager du roi Reikon, lui dit-elle. Je vous invite à vous joindre à notre petite fête et à prendre sa part de raku. Je ne pense pas qu'il vous en voudra ! Votre présence sera requise d'ici quelques minutes, vous serez à nouveau appelé sur cette estrade. Ne vous éloignez pas trop !

Puis, se tournant vers Kawa, elle lui adressa un clin d'oeil complice avant de s'adresser de nouveau à la salle.

Pour la prochaine prestation, les musiciens vont à nouveau nous jouer un petit air. Les paroles de cette chanson ont été composées par Kawarschrei. Fondateur du Tsuchi mag', rédacteur en chef imaginatif et plein de ressources, il nous montre ici un autre de ses talents. Veuillez applaudir Kawarschrei !
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« Répondre #15 le: 09 Janvier 2014 à 21:44:09 »

À l'appel de son nom, Kawarschrei s'avança vers le public et les musiciens commencèrent à jouer une mélodie rythmée comme on pouvait souvent entendre dans les tavernes.

Le jeune homme commença alors à chanter…


"J'ai rencontré Effroi,
Un type bien sympa,
À quatre dans l'mêm' corps,
Il peut pas s'met' d'accord"

Commençant à frapper dans ses mains, il invita le public à se joindre à sa chanson en reprenant le premier couplet.

"J'ai rencontré Effroi,
Un type bien sympa,
À quatre dans l'mêm' corps,
Il peut pas s'met' d'accord"

Puis il continua, tandis que la foule, entraînée par la mélodie, tapait du pied, des mains et sur la table à coup de choppe de Raku Raku.

"On comprends pas c'qui dit
Et ça m’a fait marrer
Mort de rire devant lui
Il a voulu m'bouffer !"

"Mais comm' j'sentais pas bon,
Il m'a laissé filer,
Une p'tite salutation
Et j'me suis vite barré."

Kawarschrei termina sa prestation dans une révérence exagérée, se drapant de sa cape écarlate d'une main et agitant son chapeau de l'autre.
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Oniria
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« Répondre #16 le: 09 Janvier 2014 à 22:02:28 »

Oniria sourit en applaudissant de bon cœur. Kawa avait vraiment réussi à mettre l'ambiance! Elle en avait totalement oublié l'absence du roi reikon...
Il s'agissait à présent d'appeler le dernier candidat, avant de déclarer les vainqueurs du concours.


Pour finir en beauté, je vous propose d'écouter le second poème de l'un des candidats précédents. Et mon petit doigt me dit que vous avez particulièrement apprécié celui-ci... Je vous demande d'applaudir Galzbar!
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Galzbar
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Galzbar Thorzakh, sorcier en herbe


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« Répondre #17 le: 14 Janvier 2014 à 04:20:36 »

Galzbar avait apprécié chacune des prestations précédentes. Il ne s'était pas douté que le roi reikon en personne était parmi les concurrents. Le chant contant le caractère d'Effroi avait bien fait rire le sorcier, et c'est encore enjoué que Galzbar remontait les marches de l'estrade pour la dernière prestations.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs.
A une époque bien lointaine de la notre, alors que Moroïne arpentait encore les cieux au-dessus de nos aïeux, la soif de pouvoir des hommes les poussaient à convoiter la puissance du dragon. La légende dit que les rois d'alors convoquèrent leurs plus grand champions et les envoyèrent, escortés de légions entières, affronter la créature.
Voici donc "Moroïne, ou l'avidité des Hommes" :


Le sorcier prit une inspiration, puis, lentement, raconta la perte de ces légions.

Loin de toute raison, humains, monstres ou démons,
Qu'importe l’appellation, car par leur ambition
Ruine et désolation, déchaînant les passions,
La mort ils n'attendront, en défiant le dragon.

Guerriers et magiciens, se battant pour un rien
Loin au-delà des mers. Haut et fort, cors de guerre
Sonnèrent et résonnèrent, sous l'éclipse solaire
Mais le dragon sait bien, funeste est leur destin

Moroïne, Moroïne, malgré ta danse mesquine
Couvert de tes écailles, ton armure est sans faille
Guerrier de foi divine, vêtu d'adamantine
Lors d’une épique bataille, tu ne seras de taille.

Par une nuit sans lune, leur vint leur infortune
La bête de  sa tribune, causa leur perte commune,
Transformant nuit en jour, plus personne alentour
Pour frapper les tambours, pas même un seul vautour.

Avides furent les humains, depuis le sont bien moins
Du dragon restent loin, et s'en porteront bien.


Marquant une pause, Galzbar observa un moment l'assemblée.

Voilà pour ce soir, chers amis. Peut-être que la prochaine fois, je raconterai l'exil et la disparition du dragon. En attendant, n'oubliez pas que certaines forces ne sont pas pour nous, simples mortels.

Galzbar s'inclina pour saluer le public, puis se mit à nouveau en retrait.
Journalisée
Kawarschrei
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« Répondre #18 le: 06 Février 2014 à 23:50:23 »


Ayant terminé sa représentation,
Galzbar savourait les acclamations
D'un public qui l'avait écouté avec attention.

Attendant désormais les résultats avec impatience,
Kawarschrei prit la parole avec confiance
Dans la salle ou régnait désormais le silence

L'heure est venue maintenant de désigner nos gagnants,
Et le troisième de notre classement est un personnage important.
Preuve que sa poésie n'est pas altérée par ses soucis,
Pour son poème Mélancolie, c'est à LeTassalonien, roi d'Adélie
Que revient le troisième prix !

Il invita le messager, envoyé par son roi fort occupé,
À monter sur l'estrade à ses côté, puis lui remis l'encrier.

Également le second de nos gagnants,
J'ai le plaisir de remettre l'encrier d'argent,
Au roi Reikon pour le poème "Ah, te voilà, Admirable",
Qui nous démontre que la quantité
Peut rimer avec la qualité.

Enfin il prend place sur la plus haute marche de notre podium
Pour son poème "Moroine ou l'avidité des Hommes"
C'est à Galzbar que revient la plume d'Or

Il fit signe à son camarde de s'avancer vers eux sur l'estrade.
Puis comme promis, il lui remit son précieux prix.

Enfin, pour clôturer cette cérémonie,
L'équipe du Tsuchi Mag' vous offre à chacun un prix :
Sa ou ses oeuvres à jamais immortalisées,
Dans un livre délicatement relié.

Les deux journalistes, les bras chargés de présents,
Entreprennent la distribution aux participants

Une fois la remise terminée,
Le tenancier fit savoir d'un signe de tête
Que tout était préparé
Pour que commence la fête !

Merci à tous d'avoir participé à notre concours,
Par les textes que vous nous avez soumis,
Par les votes et votre présence à notre remise des prix.
Ici même avec les troubadours,
Je vous invite à profiter de la soirée
Le buffet est gratuit et les boissons à volonté !
Journalisée
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